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Coach!
Mets-moi au jeu!
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Bulletin
d’information de l’ARHNB - novembre 2008
Coach!
Mets-moi au jeu!
Monique
Brennan
Une
lève-tôt (ouais… je sais que je suis anormale),
je profite souvent des premières heures de la journée
pour retoucher mes présentations. En fait, je me souviens
d’une présentation que j’avais préparée,
il y a longtemps, dont j’étais particulièrement
fière. Elle portait sur la planification de la relève.
J’étais excitée non seulement parce que les
présentations sont une passion pour moi mais aussi parce
que j’avais utilisé une analogie prise à partir
des activités de repêchage au hockey pour illustrer
le concept de planification de la main-d’œuvre à
long terme. Je l’avais appelée « développer
l’effectif de réserve et les nouvelles recrues ».
Huh… vous avez peut-être deviné que mon équipe
de cadres, à l’époque, était composée
d’hommes jouant au hockey. Ils ne pouvaient s’empêcher
de parler de hockey et je faisais toujours partie de la «
minorité », vu mon statut de femme non-joueuse de hockey.
Hmmmmph!
Comme
d’habitude, le jour de la présentation, j’étais
très occupée quand est entrée Jamie, la directrice
du marketing. Jamie était aussi brillante qu’elle était
belle. On pouvait compter sur la pertinence de ses commentaires
concernant la stratégie. Elle s’était bâtie
une excellente réputation basée sur la qualité
supérieure de son exécution. Elle « avait de
tout ». On l’a considérait une employée
vedette. Toutefois, ce matin là, elle ne brillait pas tant
que d’habitude. En fait, elle paraissait tout à fait
malheureuse. C’est alors que je me suis rendue compte que
ça faisait un certain temps qu’elle paraissait malheureuse
et moi, consommée par la préparation marathonienne
et frénétique de ma présentation, j’avais
manqué tous les indices. Non connue pour être matinale,
elle était à ma porte à la levée du
soleil. Ma perception RH s’est mise à picoter : elle
avait tout à fait l’allure d’une personne qui
« pense de quitter ».
J’ai
mis ma présentation de côté et je lui ai doucement
demandé ce qui allait mal. Je me suis mise à écouter
Jamie. Elle m’a confié qu’un des membres de l’équipe
avait fait passer une de ses idées pour la sienne. Elle m’a
dit que ce n’était pas la première fois que
ça arrivait. Elle trouvait qu’elle passait toute son
énergie à des activités qu’elle n’aimait
pas vraiment. Elle m’a également dit qu’elle
était tout à fait « écœurée
» de ce qu’elle appelait les « manigances des
employés » et que tout ce qu’elle souhaitait
était de faire son travail et ne pas avoir à s’inquiéter
des politiques du bureau. Elle m’a également confié
qu’elle avait commencé à penser que notre entreprise
ne lui convenait plus.
À
cette époque (quand vous n’aviez pas encore besoin
de vérifier vos courriels), nous identifions ce que Jamie
ressentait comme un « plafonnement », un « cul
de sac », un « épuisement professionnel ».
Elle avait « frapper le mur corporatif », « atteint
le plafond de verre », etc. Toutes ces références
formelles et grossières décrivent un seul et unique
phénomène qui peut frapper n’importe quel gestionnaire
à n’importe quel temps. C’est quand la lumière
qui brille sur la carrière d’un gestionnaire talentueux
se met à s’affaiblir. C’est quand son trajet
de carrière semble s’être immobilisé ou
n’avance pas aussi rapidement qu’avant. L’échelle
administrative qu’il s’était mise à grimper,
parfois à la vitesse folle de 4 échelons à
la fois, apparaît soudainement comme si on l’avait clandestinement
induite de WD40. En réalité, ce phénomène
est un phénomène qui se produit naturellement, sans
intentions clandestines. Souvent, les structures d’entreprises
s’aplatissent et fournissent plutôt des possibilités
de croissance latérales (treillis au lieu d’une échelle).
Ensuite viennent les questions d’équilibre travail-vie
(changements personnels comme le mariage, les enfants); les nouvelles
politiques administratives. Et, toutes les choses qui nous motivaient
autrefois peuvent ne plus le faire maintenant.
Sans
oublier les différences entre les générations,
nous modifions tous nos valeurs de temps en temps. Les entreprises
doivent être au courant que ces changements influent l’engagement
et la motivation des employés. Du jour au lendemain, les
employés clés peuvent tout d’un coup paraître
désintéressés et moins tolérants des
politiques au bureau, être impatients avec leurs collègues
difficiles, se montrer très critiques à l’égard
de la direction que prend l’entreprise et exprimer leur frustration
que l’infrastructure administrative ne répond plus
à leurs besoins personnels. Il s’agit vraiment d’un
temps de réflexion. Un temps où certains décident
de quitter pour une nouvelle entreprise, ou d’autres choisissent
une nouvelle carrière et d’autres encore lancent leur
propre entreprise. Toutefois, pour ceux qui choisissent de persévérer
au travers des plateaux, ils apprennent à développer
une tolérance pour les changements administratifs. Ils développent
des techniques de survie concernant les politiques de bureau. Ils
sont ceux qui sont biens placés pour le long terme. Ils assumeront
des rôles de leadership croissants au sein des entreprises.
Fournir
un appui à ceux qui « persévèrent »
ou qui passent au travers de ces plateaux difficiles n’a plus
besoin d’être l’unique responsabilité du
département des ressources humaines, activité qui
ralentit souvent les projets (ahem, comme l’interruption de
ma présentation sur la planification de la relève)
quand les employés s’installent dans votre bureau et
vous forcent à leur donne une session de coaching. Maintenant,
avant que les signes apparaissent, vous pouvez retenir les services
d’un coach corporatif qui visera le développement des
compétences stratégiques, surtout au niveau de la
préparation des cadres. Ce type de développement peut
maintenant faire partie de la stratégie de rétention
de l’entreprise où les toutes dernières méthodes
de coaching corporatif sont offertes à vos vedettes en voie
de développement comme Jamie.
En
d’autres mots, j’aurais pu consacrer de mon temps pour
expliquer à Jamie les hauts et les bas de l’évolution
des carrières (que j’ai également vécus)
et partager mes expériences embarrassantes à jouer
la politique corporative (que pour une raison ou une autre, les
gens apprécient et aiment apprendre comment je me suis royalement
plantée hmmmmph!). Mais ce que je n’ai pas fait à
l’époque que je pourrais faire maintenant, est de lui
fixer un rendez-vous avec un coach corporatif. Un coach corporatif
pourrait lui aider à redéfinir ses objectifs de carrière
et aider à « l’équiper » pour les
défis qui viennent avec le prochain niveau de croissance
: la sienne et celle de l’entreprise.
Autrefois,
les programmes de coaching visaient les gestionnaires ou les employés
problèmes. Maintenant, le coaching peut être aussi
varié que le sont les différences entre nos employés.
Il peut être modifié pour répondre à
toutes sortes de possibilités de développement. Selon
les statistiques compilées par le International Coaching
Federation : « le montant d’argent nécessaire
pour envoyer un employé à une conférence hors
site est équivalent au montant nécessaire pour embaucher
un coach pour un an pour le même employé. Les résultats
obtenus du coaching sont beaucoup plus impressionnants et affectent
de la productivité jusqu’au fonctionnement des équipes
ainsi que l’engagement des employés. »
Le
coaching peut adresser certaines compétences nécessitant
une plus grande mise au point comme la maturité des cadres
ou les individus qui sont brillants techniquement parlant mais qui
peuvent paraître gauches dans un milieu social. Il peut les
aider à supporter leurs employés au sein de la salle
de conférence et améliorer leur efficacité
interpersonnelle. D’autres zones populaires incluent l’équilibre
travail-vie ou atténuer un style de leadership dictatorial.
Les situations qui se répètent le plus sont celles
de la transition d’un travailleur à un gestionnaire,
ou d’un gestionnaire à un leader. Même les leaders
de soutien peuvent aiguiser leurs techniques de coaching.
Pendant
des périodes comme celle-ci, il est préférable
d’avoir recours à l’impartition afin que nous
puissions mieux nous concentrer sur ce qui doit être accompli.
Quand l’engagement et la rétention des employés
sont essentiels – embaucher un coach devient vite la meilleure
solution.
Ok,
ok.... Alors peut-être mon équipe de cadres imbibée
de hockey en savent plus sur la planification de la relève
que je le pensais. Car ils semblent naturellement reconnaître
que « derrière chaque bon joueur se trouve un excellent
coach! »
Monique
Brennan, B.A., M.Sc., CRHA est la fondatrice du Coaching
Consortium Co., situé au 18, rue Botsford à Moncton
au N.-B. Si vous désirez plus de renseignements sur comment
le coaching peut se montrer utile pour vous, votre entreprise ou
votre poste, ou si vous êtes un coach et vous désirez
faire le lien avec des clients, composez le (506) 388 – 0011
ou envoyez un courriel à Monique @ mqcoach@nb.sympatico.ca.
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