Liens rapides
Cinq raisons pourquoi les employés détestent leurs surveillants Lire l’article. Liste de contrôle de la plannifation de la relève Lire l’article. Voir la liste de contrôle.
Gérer l’écart entre les générations Lire l’article.
La nouvelle vague de praticiens en Ressources humaines Lire l’article.
Le Chapitre de Fredericton présente son programme de mentorat Lire l’article.
Équilibre travail-vie : savoir se gérer et savoir gérer son stress Lire l’article.
La toxicomanie : est-ce un risque à la sécurité au travail? Lire l’article.
Conseils sur comment recruter et retenir les employés Lire l’article. Le
message de la présidente CCARH Lire le message
|
Bulletin d’information de l’ARHNB - printemps 2007
La
toxicomanie : est-ce un risque à la sécurité
au travail?
Nicholas Barry
Il
y a quelques semaines, je parlais à un gestionnaire des ressources
humaines à propos d’un employé qui travaillait
au sein de son entreprise. Cet employé conduisait un véhicule
de la compagnie et il y avait eu plusieurs plaintes effectuées
par les autres employés à l’effet que son haleine
sentait l’alcool à divers instants au cours de la journée.
Le gestionnaire disait que l’employé était à
la veille d’admettre qu’il avait un problème.
Ils pourraient alors agir. J’ai demandé au gestionnaire
: « Qu’arriverait-il si l’employé tuait
un enfant au cours d’un accident de la route avant qu’il
admette qu’il avait un problème et que vous étiez
au courant de ce grave problème de sécurité?
». « Je comprends ce que vous dites », me dit-il,
« que feriez-vous? » Je lui ai suggéré
de retirer immédiatement l’employé du véhicule
jusqu’à ce qu’il puisse être évalué
par un spécialiste en toxicomanie (ST) qui pourrait alors
faire une recommandation à son effet. Le spécialiste
recommanderait alors un programme de traitement ou d’éducation
selon la nature et la gravité du problème. L’entreprise
aurait alors un plan de traitement concret et les documents nécessaires
pour supporter toute action future.
Le
gestionnaire s’inquiétait des droits de la personne
de l’employé. Moi, je m’inquiétais pour
les enfants ou autres qui auraient pu être tués ou
mutilés si rien n’était fait pendant que les
gens attendaient qu’il demande de l’aide par lui-même.
Ma première préoccupation en tant que spécialiste
en toxicomanie est la sécurité du public et des autres
employés qui travaillent avec un employé toxicomane.
Les droits de l’employé sont secondaires quand il s’agit
de la sécurité des autres. Il faut adresser les problèmes
de sécurité en premier.
Quelles
sont les raisons valables qui permettraient de demander à
un employé de se soumettre à une évaluation
par un spécialiste en toxicomanie? En tant que gestionnaire,
quels sont les signes à surveiller par rapport à l’employé
en question?
- La
senteur d’alcool sur son haleine (signe très en évidence
et très sérieux)
-
Conduite en état d’ivresse ou autres poursuites liées
à l’alcool ou aux drogues
- Des
symptômes physiologiques et physiques qui peuvent être
identifiables si l’on apprend à les connaître
- Un
comportement erratique au travail, surtout, lorsque manifesté
par une personne qui était autrefois très compétente
dans son travail (regardez pour des changements)
- Un
taux d’absentéisme élevé peut être
un indice significatif que la personne a un problème quelconque.
- Les
rumeurs peuvent aussi être utiles. Elles peuvent vous aider
à établir un cycle de comportement si vous en attendez
suffisamment.
- De
mauvaises excuses sur pourquoi ils se sont absentés ou
n’ont pas terminé les tâches à exécuter.
- Instabilité
des émotions ou problèmes avec les autres employés.
(Sur
mon site Web, j’ai une liste appelée « Liste
de vérification à l’intention des gestionnaires
» qui donne plusieurs des indices plus subtils.
Comment
savoir s’il s’agit d’un problème de toxicomanie?
En réalité, vous ne savez pas s’il s’agit
d’un penchant malsain. Vous ne le saurez pas jusqu’à
ce que l’individu soit évalué par un professionnel.
Vous pouvez le soupçonner. Mais à moins que vous ayez
des connaissances spécialisées ou une formation dans
la matière, vous ne pourrez pas diagnostiquer le problème
vous-même. De toute façon, vous ne voulez sûrement
pas connaître toutes ces renseignements personnels. Et tout
probablement, l’employé, lui non plus, ne voudrait
pas les partager avec vous. Les renseignements partagés lors
de l’évaluation doivent être gardés par
une tierce partie pour des raisons de confidentialité. Voilà
une autre raison de consulter un spécialiste en toxicomanie.
Si
vous pensez qu’il y a quelque chose qui cloche, ou qu’il
y a une infraction à la politique ou que l’individu
en question a un problème de drogues ou d’alcool, vous
devriez être en train de documenter le comportement. Vous
devez établir une preuve qu’il y a quelque chose qui
ne va pas et qu’il s’agit d’une hypothèse
raisonnable de penser qu’il peut s’agir d’un problème
de toxicomanie. Remédier aux infractions à la politique
ou améliorer le comportement de l’employé font
partie de vos fonctions. C’est votre travail. Il s’agit
d’une intervention axée sur une solution. Qu’il
s’agisse ou non d’un problème de dépendance,
vous devez l’adresser et prendre les mesures nécessaires
pour y corriger. L’évaluation effectuée par
un
professionnel vous dirigera vers une solution. La personne peut
soit accepter l’aide ou non. Allez-vous laisser quelqu’un
travailler avec la senteur d’alcool sur leur haleine ou briser
les règlements de l’entreprise sans y faire suite?
C’est tout à fait raisonnable de demander aux gens
d’être responsables de leurs comportements, surtout
lorsque leurs comportements ont le potentiel de blesser les employés
ou autres.
Au
cours de mes conférences, on m’a fait part de situations
horribles apparemment tolérées par les employés
et les gestionnaires qui, selon moi, pourraient être réglées
en prenant certaines mesures. Ma conférence en milieu de
travail a une diapositive qui dit : « les toxicomanes ne demandent
pas d’aide parce qu’ils voient tout soudainement la
situation au clair. Ils la demandent parce que ça commence
à chauffer ». Pendant les 22 ans que j’ai travaillé
au sein du domaine de la toxicomanie, cette affirmation s’est
montrée particulièrement vraie, surtout dans les cas
où les gens essayaient réellement d’aider. Toutes
les personnes que j’ai personnellement connues ou dont j’ai
entendu parlées qui se sont remises de leur toxicomanie n’ont
fait le nécessaire que lorsqu’elles étaient
à leur point le plus bas, jamais quand elles roulaient bien.
Quelque chose est arrivée dans leur vie qui leur a montré
qu’il y a avait un problème. Le milieu du travail est
un endroit unique car il peut influencer un employé à
se regarder lui-même ou elle-même pendant suffisamment
longtemps pour constater qu’il existe un problème.
Ils ont alors le choix d’agir ou non. J’ai beaucoup
de cas succès et autres renseignements qui peuvent faciliter
votre travail. Sentez-vous libre de consulter mon site Web.
Nicholas
Barry est un professionnel en toxicomanie. Il travaille à
Saint John, au Nouveau-Brunswick. Il travaille comme thérapeute
et anime également des ateliers sur « La toxicomanie
en milieu de travail » à l’intention des gestionnaires
qui cherchent des solutions à ce problème de plus
en plus important.
Nicholas
Barry, MSW, ICADC
Addiction Consulting Services
451, rangée Ridge, Saint John, N.-B.
Canada E2M 4A2
Téléphone : 506-672-2618
Télécopieur : 506-672-2619
Courriel
: nick@addictionconsulting.com
Site Web : www.addictionconsulting.com
|