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préparer pour les interactions difficiles tout en jonglant
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Bulletin
d’information de l’ARHNB - juin 2009
Se
préparer pour les interactions difficiles tout en jonglant
les responsabilités
par
Eric S. Trogdon
Comprendre
les personnes impliquées :
Au
cours de nos interactions les uns avec les autres, nous apportons
tous une variété d’expériences et de
préjugés différents qui peuvent parfois brouiller
notre capacité à bien comprendre les besoins du client.
Il ne s’agit pas toujours d’un conflit entre qui a raison
et qui a tord. Il peut s’agir d’un simple malentendu
ou de la présence de sentiments comme la colère ou
la frustration. La colère peut se développer à
partir de sentiments de peur et d’humiliation qui peuvent
déjà être présents chez le client fort
longtemps avant qu’il ou elle interagisse avec les professionnels
publics. Nous devons mettre de côté nos perceptions
personnelles et travailler à comprendre comment les clients
voient la situation. Il ne s’agit pas de compromettre nos
croyances, mais plutôt de développer la capacité
de retirer nos propres émotions des échanges. Les
clients peuvent se montrer très émotionnels, mais
nous, en tant que professionnels, devons nous retenir. Prenez note
que la différence entre « faits » et «
perceptions » est l’influence d’émotions.
Les émotions peuvent créer des obstacles additionnels
et nuire à la clarté des échanges. Nous devons
voir le comportement de l’individu comme étant difficile
et non la personne comme difficile.
Avoir
un plan d’action
La
première décision à prendre est de savoir comment
réagir lorsqu’un comportement agressif ou enragé
se présente. Se tenir debout, faire face à quelqu’un
et savoir écouter tout en se préparant à une
réponse malheureuse, peut être très puissant.
La posture de votre corps et de vos mains peut aider à calmer
un individu ou à communiquer votre message. Vous devez maintenir
une contenance agréable et relaxe, mais demeurer prêt
à réagir si la personne décide de vous pousser,
de vous gifler ou de vous frapper. Je vous recommande fortement
d’établir une « politique d’intervention
» entre vous et vos collègues de travail. Lorsqu’un
client devient agressif envers un membre du personnel, les collègues
de travail devraient avoir l’autorité d’intervenir
et de demander comment ils peuvent vous aider à résoudre
la situation. Le client enragé aura alors à reprendre
son histoire. Il peut rester fâché avec le premier
employé, mais son attention sera redirigée vers le
collègue de travail. Le plus qu’il aura à communiquer
son histoire, le plus son comportement se calmera et ce qu’il
essaie de vous communiquer deviendra clair.
Savoir
écouter plus et parler moins
Il
y a un dicton dans le monde de la négociation, « celui
qui parle trop révèle trop ! ». Pour bien recueillir
les informations qu’il vous faut, permettez aux clients de
vous les communiquer. Trop souvent, nous posons une question et
nous ne permettons pas à l’individu d’y répondre
pleinement. Ralentir le rythme de l’interaction peut également
vous aider. Lorsque les gens sont troublés, il leur faut
plus longtemps pour communiquer ce qu’ils pensent. Alors donnez-leur
du temps. Dites-leur que vous avez compris, et pas ce qu’ils
vous ont « dit ». Comme nous l’avons susmentionné,
ce que nous entendons est notre interprétation et ne peut
faire l’objet d’arguments. Ceci permet de mieux comprendre
sans avoir l’air condescendant. De
plus, explorez le pouvoir du silence. Le plus le client enragé
se met à parler et à expliquer ses perceptions, le
plus rapidement il pourra se calmer. Il est difficile pour un individu
de rester fâché et agressif; cela prend trop d’énergie.
Le silence est un élément très puissant. Les
personnes peuvent être mal à l’aise lorsqu’il
y a une période de silence prolongé et elles peuvent
sentir le besoin de remplir ce silence. Après avoir obtenu
les renseignements, paraphrasez ce que vous avez entendu et demandez
à la personne s’il s’agit bien de ce qu’elle
essayait de vous communiquer. Dites-leur, « si j’ai
bien compris ce que vous m’avez dit, vous cherchez à
…. » Cette affirmation passive vous offrira la possibilité
d’éclaircir davantage la situation. Elle n’indique
pas votre accord, mais seulement que vous avez bien compris ce qui
a été demandé.
Eric
S. Trogdon
www.stepscanada.ca
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