Liens
rapides
Faites
attention à votre information privilégiée Lire
l’article.
Le
titre de CRHA et le perfectionnement professionnel Lire
l’article.
La
banc Lire l’article.
Leadership
de pointe : Cinq tendance pour 2007/08 Lire
l’article.
Comment
attirer, motiver et retenir les jeunes employés Lire
l’article.
Comment
devenir une vérificatrice interne ISO s’est montré
une source d’apprentissage indispensable! Lire
l’article.
Ressources
‘humaines’ Lire l’article.
Apprendre
à me connaître et apprendre à vous connaître
Lire l’article.
Violence
en milieu de travail Lire l’article.
8
règlements pour diriger le changement Lire
l’article.
Compétences
professionnelles requises – Relever la barre au sein des Ressources
humaines Lire l’article.
Votre
entreprise est-elle bien protégée? Les propriétaires
bien préparés s’évitent bien des problèmes.
Lire l’article.
Joueurs
autonomes au sein du monde des affaires canadien Lire
l’article.
Nouvelles
du Conseil canadien des associations en ressources humaines Lire
l’article.
Félicitations
aux individus suivants qui ont obtenu leur titre de CRHA au printemps
2007! Lire l’article.
Prix
d'excellence PERHCA Lire l’article.
Un
membre de l’ARHNB recoit le prix national pour jeunes ‘leaders’
Lire l’article.
Cheryl
Lamerson, CRHA, enrichit l’équipe du CCARH à
titre de gestionnaire, normes professionnelles Lire
l’article.
Sessions
d’apprentissage facilitées à l’intention
des CRHA Lire l’article.
Jours
fériés payés Lire
l’article.
|
Bulletin
d’information de l’ARHNB - décembre 2007
Comment
devenir une vérificatrice interne ISO s’est montré
une source d’apprentissage indispensable!
Shirley
Mitchell, CHRP
Je
travaille au sein du domaine des RH depuis plus de quinze ans. Et,
de tous les ateliers et séminaires à lesquels j’ai
participé au cours des ans, le meilleur exercice d’apprentissage
que je n’ai jamais connu a été les deux années
pendant lesquelles j’ai travaillé à titre de
vérificatrice interne au sein de la compagnie pour qui je
travaille depuis près de neuf ans.
En
décembre 2004, suite à mon retour d’un congé
de maternité, le Président de mon entreprise est venu
me parler. Il m’a demandé de considérer le rôle
de vérificatrice interne et de penser à devenir la
gérante du département de la qualité et de
la vérification. Je travaille au sein d’une entreprise
de pneus et de pièces automobiles. Nous avons des succursales
à 26 endroits différents aux Maritimes. Cinq de ces
endroits, y inclus le siège social, ont reçu la certification
ISO 9001:2000. Nous avions obtenu notre certification initiale en
2002.
À
mon retour en décembre 2004, j’ai appris que les experts
responsables d’approuver notre certification viendraient chez
nous en janvier pour effectuer une vérification. Il s’agissait
de l’année de renouvellement de notre certification.
Malheureusement, aucune de nos vérifications internes n’avaient
été initiées, ni les autres items exigeant
une réunion d’examen par la gestion.
De
plus, l’employé initialement affecté à
ces tâches s’était vu déléguer
d’autres responsabilités à priorité plus
élevée. Par conséquent, notre système
de gestion de la qualité était tout à fait
en désordre. Nous risquions même de perdre notre certification
car plusieurs des éléments majeurs de notre compagnie
étaient non-conformes aux normes. Nous savions qu’il
serait impossible de conserver notre certification si nous n’ajoutions
pas plusieurs ressources au présent système.
Alors
nous avons commencé par réécrire le guide de
qualité. Autrefois une liste interminable de normes accompagnée
d’un texte banal, le guide commençait à se transformer
en document convivial qui présentait un portrait intéressant
de notre entreprise. Le président / propriétaire et
moi se sont mis à la tâche ensemble. Suite à
plusieurs réunions de brainstorming, le président
est arrivé à sa vision de comment le système
de gestion de la qualité devrait fonctionner.
Pendant
cette première étape, nous avons réalisé
que le système de gestion de la qualité n’a
pas pour but de vous faire modifier votre entreprise en fonction
des normes établies. Le SGQ a plutôt pour but de vous
faire connaître à fond le domaine dans lequel vous
œuvrez. Il vise à vous faire appliquer les normes en
question à vos processus et procédures. La seule chose
que nous savions pour sûr, c’est que tout notre système
de gestion de la qualité reposait sur la qualité de
nos employés, soit notre ressource la plus essentielle.
Les
résultats de la vérification ont décelé
toutes les non-conformités majeures que nous avions prévues.
Mais, parce que nous avions pris le temps de réviser le guide,
on nous a donné 90 jours au lieu de 30 jours pour régler
les cas de non-conformité. Et, trois mois plus tard, lorsque
nous avons subi notre re-vérification, nous avons obtenu
le renouvellement de notre certification. Depuis ce temps, nous
avons adopté à bras ouverts le nouveau SGQ. L’amélioration
continue est maintenant à l’esprit de tout le monde.
À
titre de praticienne en RH lancée dans une situation difficile,
j’ai été capable d’appliquer ma formation
de vérificatrice interne ISO à la situation. En ayant
déjà exécuté quelques vérifications
internes et en ayant déjà participé au processus
initial du développement du guide de la qualité, j’avais
les compétences nécessaires pour réaliser la
tâche devant moi. J’en ai appris beaucoup sur les processus
et les procédures utilisés dans l’atelier, l’usine
de rechapage et la manufacture de la remise en état des jantes
en participant au système de gestion de la qualité.
Pendant
ma grossesse et la période de formation de mon remplaçant,
j’ai également donné un coup de main aux responsables
du SGQ. J’ai visité tous nos emplacements et exécuté
diverses fonctions liées aux procédures (y inclus
la sécurité), aux processus, à la documentation,
aux horaires d’entretien et à l’équipement
de l’entreprise. Quel exercice éducationnel sur le
monde des pneus et des pièces automobiles! Et plusieurs des
employés que je connaissais se demandaient, « que fait
la chef des RH »? Alors, je leur ai expliqué. Bien
communiquer et interagir avec les employés est extrêmement
important et essentiel si vous désirez apporter des changements.
Pendant
mes visites très remplies, j’ai eu la possibilité
de parler avec les employés à propos de leurs emplois.
J’ai pu les observer et voir exactement ce qu’ils font.
J’ai vu comment le travail de bureau s’effectuait. J’ai
même reçu une formation sur notre système de
terminaux de point de vente. J’en ai appris sur chaque pièce
utilisée dans les garages, même ceux qui se trouvaient
à l’intérieur des coffres à outils des
mécaniciens. J’en sais beaucoup plus sur les monte-charges
automobiles, les outils diagnostiques, les clés dynamométriques
et les clés à choc que la majorité des gens
souhaitent à en savoir! Mais pour moi, il s’agit de
renseignements indispensables. Et oui, je me suis salie les mains.
Alors
comment mon expérience à titre de gérante du
département de la qualité et de la vérification
a-t-elle contribué à mon développement professionnel?
Elle m’a permis de mieux comprendre l’entreprise dans
son ensemble et plus spécifiquement, elle m’a permis
de voir en personne ce que font les employés. Je suis donc
beaucoup mieux placée pour comprendre leurs besoins et exigences
en matière de formation.
Lorsque
j’étais responsable du SGQ, j’étais encore
responsable des composantes de la santé et sécurité
au travail et de la formation et du perfectionnement. Maintenant
dans une position de profiter du meilleur de deux mondes par le
biais de mes fonctions de vérificatrice, je devais voir à
ce que les procédures et les processus clés étaient
bien suivis. Il fallait donc que j’apprenne ce qu’ils
étaient.
Le
fait que j’étais encore responsable de la formation
et de la sécurité m’a beaucoup aidé.
Laissez-moi vous expliquer pourquoi. Être un technicien pour
Commercial Tire peut se montrer plus dangereux que la majorité
des gens ne le pense. Avez-vous déjà vu un pneu exploser?
Savez-vous ce qu’un pneu explosant d’un camion transport
peut faire à un employé s’il néglige
de prendre les précautions nécessaires? Saviez-vous
qu’il y a beaucoup de choses à savoir sur les pneus?
Maintenant vous le savez!
J’en
ai appris beaucoup sur les licences et les permis requis pour opérer
un atelier d’automobiles. J’ai dû communiquer
avec les Services d’incendie, le Ministère du travail,
le Ministère de l’environnement et des avocats. Et
maintenant, communiquer avec les compagnies d’assurances fait
partie des tâches régulières du département
des RH. Ayant pu voir, participer et influencer les opérations
de cette entreprise m’a été très excitant
sans oublier qu’il s’agissait d’une des meilleures
formations que je n’ai jamais eue.
Le
dernier défi que j’ai relevé à titre
de vérificatrice du SGQ était d’informer et
de former tous les employés de l’entreprise sur une
nouvelle pièce d’équipement maintenant exigée
par le gouvernement américain sur tous les nouveaux véhicules.
Et, même si le Canada n’a pas encore de règlements
à l’effet de cette nouvelle pièce, un grand
nombre de citoyens canadiens seront affectés. De quoi s’agit-il?
Du système de surveillance de la pression des pneus.
Si
vous conduisez un véhicule fabriqué aux États-Unis
après le mois de septembre 2007, il se peut qu’il soit
déjà installé sur votre véhicule. Le
système n’est pas encore installé sur les véhicules
fabriqués au Canada. Le système de surveillance de
la pression des pneus est un système de capteurs fixés
sur les pneus qui vous alerte quand la pression de vos pneus est
trop basse. Il existe différents types de détecteurs
et d’outils de diagnostics pour restaurer les systèmes.
Et,
paraît-il, ce sera les nouveaux employés qui auront
à travailler le plus avec cette nouvelle pièce d’équipement.
Cette tâche tombe habituellement aux travailleurs dont les
compétences et les connaissances sont les moins développées.
On allait les introduire à la pièce d’équipement
considérée la plus avancée d’un automobile.
L’introduction
de cette nouvelle technologie, un changement axé sur la sécurité
proposé par le Congrès des États-Unis suite
au rappel des pneus Firestone en 1999 (quand les pneus s’éclataient
et entraînaient d’importants accidents), affecte et
va affecter la manière dont nous faisons les affaires de
façon significative. Laissez-moi vous dire comment.
Un client demande de faire changer ses 4 pneus (mettre les pneus
d’hiver par exemple). Habituellement, ce service prend de
20 à 30 minutes à compléter du début
à la fin par un employé chevronné. Si le véhicule
est équipé avec les détecteur de pression,
il peut maintenant prendre jusqu’à 60 minutes pour
effectuer l’installation en raison de ce dont on doit faire
aux détecteurs. Et si ces détecteurs sont brisés,
ils peuvent coûter de 20 $ à 200 $ l’unité
à l’entreprise pour les remplacer, et il y en a un
dans chaque roue. Alors la formation est toute à fait essentielle.
En fait, nous avons déjà cédulé des
sessions de formation et nous allons en ajouter d’autres bientôt.
Avec
le nouveau système, il faut remettre un outil de diagnostique
à des techniciens qui ont l’habitude de faire que de
petits travaux sur les pneus, des changements d’huile et autres
tâches mécaniques simples. Quant à nos mécaniciens
d’automobile, ils ne s’en sortent pas si facilement
eux non plus. S’ils travaillent sur les freins et il faut
enlever les roues, ils doivent apprendre comment le système
fonctionne afin de pouvoir ré-initier le système lorsqu’ils
remettent les pneus. Sinon, les détecteurs donneront de fausses
données au client.
Les
gérants et le personnel du comptoir de services doivent également
être au courant des changements et des travaux qui en découlent
pour qu’ils puissent les expliquer aux clients. Ils doivent
être capables d’expliquer les frais additionnels. En
fait, les trousses d’installation spéciales (kits pour
assembler les dispositifs qui mesurent la pression) peuvent augmenter
la facture du client de 20 $ à 60 $ selon le modèle
du véhicule. Et, nous n’avons pas encore parlé
des frais encourus pour la formation suivie sur le nouveau système,
ni des outils de diagnostic supplémentaires nécessaires
pour régler les détecteurs.
Quel
dilemme intéressant à avoir à régler.
Pour appliquer cette nouvelle technologie, demeurer rentable, rester
au devant de l’industrie et avoir rempli sa responsabilité,
nous, à titre d’entreprise, devons littéralement
éduquer tous les clients et le personnel de l’atelier
sur ce nouveau processus.
La
seule manière d’éduquer tout le monde est de
commencer par le personnel de première ligne, ceux qui font
le travail et ceux qui communiquent avec les clients. Il serait
tout à fait impensable que nous (les experts du pneu) ne
prendrions pas le temps d’éduquer nos clients sur le
nouveau système. Nous devons les informer en communiquant
clairement par le biais d’employés bien renseignés.
Nous devons nous servir de matériels de référence
que nous pouvons remettre à la fois au personnel et aux clients.
Et,
si je n’avais pas accepté le poste de vérificatrice
de la qualité pendant deux ans, je n’aurais jamais
eu la possibilité de participer à ce nouveau processus
au sein de l’industrie de l’automobile et du pneu. Je
peux maintenant influer les stratégies de formation de l’entreprise
et bien communiquer avec le personnel de première ligne,
soit ceux qui auront à assimiler le nouveau système.
C’est
en avril 2007 que je suis revenue à mon poste de chef des
ressources humaines. Je suis fière de pouvoir constater qu’en
raison de notre participation aux normes ISO, les directeurs et
les cadres exécutifs de la compagnie ont pu voir comment
il était important de continuellement s’investir dans
la formation. Ils ont également pu constater que les Ressources
humaines font bel et bien partie d’une grande majorité
des opérations de l’entreprise.
Puisqu’il
s’agit d’un aspect si important à la réussite
de l’entreprise, nous avons nommé tout récemment
une personne à temps plein qui s’occupera dorénavant
des questions de Santé et sécurité. Si vous
incluez le service de la paie, nous avons présentement un
total de quatre employés qui s’occupent des diverses
fonctions et questions relevant des RH. Et ce, pour une entreprise
de 300 personnes.
Avec
la population d’ouvriers disponibles qui ne cesse de diminuer,
tous les employeurs se demandent comment ils vont remplacer leur
main-d’œuvre vieillissante. Ils se demandent comment
ils vont trouver de jeunes travailleurs dévoués et
formés pour remplir les postes qui se libéreront.
Attirer les jeunes aux métiers est à lui seul un défi
de grande taille. Sans oublier qu’il est de plus en plus difficile
de retenir les employés au sein d’un marché
axé sur la main-d’œuvre. Je pense que les praticiens
en RH doivent être plus présents au sein des départements
de leur entreprise. Sinon, il leur sera difficile de vraiment participer
à la formulation de stratégies de leurs entreprises
et à diriger leur entreprise vers la réussite.
Pour
terminer, le meilleur conseil que je peux donner aux praticiens
en RH est de prendre part aux possibilités de formation de
votre entreprise, même si vous n’êtes pas certifié
en ISO. Ce que vous apprendrez se montrera indispensable à
vous et à ceux que vous influencer, qu’il s’agisse
de cadres supérieurs ou d’employés de première
ligne. J’ai très hâte de voir comment les choses
vont se dérouler pour les années à venir et
de quelle manière nous pouvons contribuer au succès
continu de notre entreprise.
Shirley
Mitchell, CRHA
Chef des ressources humaines
Coast Tire & Auto Service Ltd.
|